Nathalie, Vevey

Nathalie, Vevey

Ce grand loft construit en 2011, sis dans l’ancienne usine des cigares Meccarillos à Vevey, est un lieu de vie et de travail. Nathalie s’y est créé un vaste atelier où elle exerce ses talents de designer. Son associé, Oliver, l’y rejoint quotidiennement, ensemble ils travaillent sur divers projets; architecture d’intérieur, création de mobilier et d’accessoires entre autre. Son mari, Pierre-Alain est œnologue, leur fils Tom vit également dans le loft mais a une chambre fermée bien à lui, leur fille, Camille, a son propre petit appartement dans le même bâtiment. L’espace de 250m2 a été ingénieusement aménagé par l’architecte Jean Locher. Des “boîtes à vivre”, comme Nathalie les décrit, compartimentent le lieu. Une des boîtes est une chambre d’amis, il n’y a pas de porte, au-dessus, un escalier mène à une zone jeu et lecture, actuellement surtout utilisée par les enfants des amis qui sont les bienvenus, à n’importe quel moment, sans prévenir. Une autre boîte sert de chambre à coucher à Nathalie et Pierre-Alain (là non plus pas de porte) et un dressing. Le bureau de Pierre-Alain se trouve au-dessus. Les murs de ces boîtes sont recouverts d’étagères sur lesquelles sont disposés des objets, des souvenirs et une magnifique collection de Légos vintage. D’autres étagères servent de bibliothèques. La cuisine est vaste, un grand îlot fonctionne comme plan de travail et zone de rangement. Le matin quand j’arrive, le repas de midi mijote déjà, nous le dégustons tous ensemble plus tard, quand tout le monde se retrouve pour manger.

Nathalie,

– Quels sont les avantages et les désavantages de vivre et travailler au même endroit ?

C’est un choix qui impose beaucoup de rigueur, mais je n’y vois que des avantages: je m’impose des horaires stricts et je ne travaille jamais le soir ou le week-end. Ainsi, ma vie privée et ma vie professionnelle se déroulent parallèlement, sans se mélanger.

Sortez-vous beaucoup à Vevey?

Oui! Nous habitons à deux pas du lac, alors dès que le temps le permet, nous nous échappons sur les quais avec quelques petits trucs à manger et une bonne bouteille.
Sinon, il y a en ville quelques jolis restaurants qui nous permettent de passer de belles soirées…et de rentrer à pied à la maison…

– Les murs sont très épurés; avez-vous toujours vécu dans ce genre d’atmosphère ?


Non, nous avons vécu très longtemps dans une maison ancienne, qui ressemblait à un cabinet de curiosités: nos collections étaient rangées dans de grandes vitrines de mercerie et les murs étaient habillés d’anciennes affiches, d’enseignes en métal et d’un tas de joli bazar.
A notre arrivée dans notre nouvel appartement, nous nous sommes aperçus que nos meubles anciens ne s’intégraient pas à cet espace et que l’aspect général du lieu se suffisait à lui-même.


Pierre-Alain, un mot sur tes Legos ?

C’est une passion d’enfance pour ce jeu mythique. Mais une fois adulte, j’ai découvert à quel point le graphisme, les emballages et les modes d’emplois sont magnifiques et intelligents. A présent, l’objet m’intéresse plus que le jeu… même si je prends plaisir à construire un petit truc, de temps en temps.

Qui a eu l’idée des boîtes à vivre ?

Nous en parlions depuis longtemps, mais jamais sous cette forme: nous nous imaginons volontiers vivre dans une cabane, ou un espace très restreint, très fonctionnel.
Curieusement nous n’avons pas le souvenir d’en avoir parlé avec Jean, notre architecte. Ce n’était en tout cas pas une demande de notre part. Alors quand il nous a présenté cette idée, nous étions fous de bonheur.


Parlez-nous de votre collaboration avec l’architecte dans la réalisation du projet ?


C’est simple: Jean Locher est notre ami, et nous aimons tout de lui. Sa vision est toujours juste, ses goûts très sûrs, et nous n’avons pas discuté ce qu’il nous a proposé car il n’y avait rien à redire.
Nous avons fait avec lui les choix de matériaux, de finitions et de couleurs, mais sur la structure même du projet, nous l’avons laissé faire.


Une recette pour faire simplement à manger à tous vos copains?


Mmmh… le plus simple: deux grands plats à glisser dans le four:
– L’un rempli de légumes, bien rangés, pour que ce soit joli (carottes, courgettes, poivrons, poireaux, pommes de terre, oignons, ail, etc…), un bouquet de thym, le tout arrosé de bouillon et/ou de vin blanc.
– L’autre contenant deux ou trois poulets, assaisonnés avec des herbes aromatiques et de l’huile d’olive.
Conserver au chaud en attendant les retardataires, et laisser chacun composer son assiette en fonction de ses envies…


– Vous avez une maison ouverte, racontez-nous le déroulement d’une journée chez vous?


La semaine, Pierre-Alain part travailler de bonne heure, puis notre fils s’en va à l’école.
De mon côté, j’ouvre l’atelier à 8.30. Généralement, mon collègue Oliver vient boire un café, ou je le rejoins dans son atelier qui est à deux pas. Nous travaillons ensemble jusqu’à midi, puis je prépare le repas, pour qui a faim. Il n’est pas rare que des amis de notre fils se joignent à nous, ou que des amis de passage restent pour manger; ils font volontiers un saut à la maison, puisqu’ils savent qu’il y a presque toujours quelqu’un.
Le week-end, nous aimons bien recevoir du monde, ou organiser des petites fêtes toutes simples, autour de quelques bougies et d’un plateau de fromages…